Résilier son contrat de site Local.fr : délais, préavis et ce que l’on récupère
Avant d’écrire la lettre, trouvez la vraie date de fin : c’est elle qui décide si la résiliation coûte zéro ou plusieurs années de loyers.
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Récupérer son nom de domaine auprès de son agence est la première étape de toute sortie de contrat, et souvent la plus mal comprise. Le domaine porte votre adresse web, vos e-mails et des années de référencement : tant qu’il n’est pas à votre nom, vous ne pouvez rien déplacer sans l’accord de quelqu’un d’autre. Ce guide explique comment vérifier qui en est titulaire, comment le transférer, ce que vous pouvez récupérer d’autre (textes, photos, fiche Google, statistiques) et que faire si l’agence ne répond pas.
Réponse courte
Pour récupérer votre nom de domaine, vérifiez d’abord qui en est le titulaire dans l’annuaire Whois du registre : l’Afnic pour un .fr, l’outil de recherche de l’ICANN pour un .com. Si le titulaire est votre entreprise, demandez par écrit à l’agence le code d’autorisation (ou code de transfert) et le déverrouillage du domaine, puis lancez le transfert chez le bureau d’enregistrement de votre choix. Si le domaine est au nom de l’agence, il faut obtenir un changement de titulaire, de préférence à l’amiable et par écrit, avant toute autre démarche.
À retenir
Un nom de domaine n’est jamais « acheté » une fois pour toutes : il est enregistré pour une durée déterminée, auprès d’un registre (l’Afnic pour les .fr, Verisign pour les .com), par l’intermédiaire d’un bureau d’enregistrement, le registrar. Le registre note un titulaire, et c’est lui, et lui seul, qui décide du sort du domaine. Les contacts administratif et technique, souvent l’agence, gèrent la configuration, mais ne possèdent rien.
Dans la plupart des contrats que nous avons vus, le domaine est enregistré au nom du client, l’agence n’en assurant que la gestion. Mais ce n’est pas systématique, et la suite des opérations dépend entièrement de ce que dit le registre.
| Ce que dit le Whois | Ce que cela signifie | Ce qu’il faut faire |
|---|---|---|
| Titulaire : votre entreprise | Le domaine est à vous, l’agence le gère | Demander le code d’autorisation et lancer le transfert |
| Titulaire : votre nom personnel | Le domaine est à vous, mais pas à la société | Transférer, puis envisager un changement de titulaire vers la société |
| Titulaire : l’agence | L’agence détient juridiquement le domaine | Négocier un changement de titulaire par écrit, relire le contrat sur ce point |
Dans le troisième cas, rien n’est perdu : le contrat prévoit parfois la restitution du domaine en fin d’engagement, éventuellement contre des frais. Relisez la clause qui en parle avant d’écrire, et citez-la dans votre demande. Si votre contrat est un contrat de location de site, chaque acteur du marché a ses propres règles : nous les détaillons pour Local.fr, pour Solocal et pour Linkeo.
Quand le domaine est à votre nom, le transfert est une formalité technique. Il demande deux éléments à l’agence : le déverrouillage du domaine, s’il est protégé contre les transferts, et le code d’autorisation, aussi appelé code de transfert, AuthCode ou AuthInfo. Ce code s’envoie au titulaire ou s’affiche dans l’interface du registrar ; vous le saisissez ensuite chez le nouveau bureau d’enregistrement.
Pour les domaines génériques comme le .com, les règles de l’ICANN prévoient qu’un bureau d’enregistrement fournisse le code d’autorisation au titulaire qui le demande dans un délai de cinq jours calendaires. Le .fr relève des règles de l’Afnic, qui organisent elles aussi le transfert à l’initiative du titulaire. Dans les deux cas, si le code ne vous est pas transmis alors que vous êtes titulaire, demandez une explication écrite avant d’envisager un recours.
Le site lui-même pose une autre question que le domaine. Les textes que vous avez écrits, les photos que vous avez fournies, votre logo et vos marques vous appartiennent. Le design, le code et les photos produites par l’agence relèvent du droit d’auteur de celui qui les a créés, et le contrat dit s’ils vous ont été cédés ou seulement concédés le temps de l’abonnement. Dans un contrat de location ou de licence, c’est presque toujours la seconde option.
Faites cette collecte tant que le site est en ligne et que vos accès fonctionnent. Après la fin du contrat, la plupart des prestataires coupent le site ; ce qui n’a pas été sauvegardé est à reconstituer.
Une partie de votre visibilité ne vit pas sur le site, mais dans des comptes tiers que l’agence a parfois créés à sa place. Ils sont gratuits, ils sont à votre nom de société, et ils doivent avoir votre adresse e-mail comme propriétaire principal.
| Compte | Pourquoi il compte | Ce qu’il faut vérifier |
|---|---|---|
| Fiche Google Business Profile | Avis clients, horaires, apparition sur Maps | Être propriétaire principal, pas simple gestionnaire |
| Google Search Console | Historique de référencement, envoi du sitemap | Être propriétaire validé de la propriété |
| Outil de statistiques | Historique de fréquentation | Avoir un accès administrateur ou un export |
| Réseaux sociaux | Audience et publications | Être administrateur des pages de l’entreprise |
Les avis Google sont attachés à la fiche de l’établissement, pas au contrat ni au site : ils restent quand vous changez d’agence, à condition de garder la main sur la fiche. Notre article sur le lien Google Business détaille la gestion de la fiche, et le guide du SEO local explique pourquoi elle pèse autant.
La plupart des demandes aboutissent avec un écrit clair. Quand ce n’est pas le cas, montez d’un cran à chaque étape et gardez la trace de tout.
Récupérer le domaine n’a de sens que si un site prêt l’attend. Le bon ordre est toujours le même : construire le nouveau site pendant que l’ancien tourne, écrire le plan de redirections à partir de la liste des anciennes adresses, puis basculer le domaine le jour où l’ancien contrat se termine. Les étapes techniques sont celles d’une refonte de site web, et la checklist SEO avant mise en ligne s’applique point par point.
Tout ce qui est décrit dans ce guide, du Whois au plan de redirections, fait partie de notre accompagnement pour sortir d’un contrat d’agence web. Nous ne vous poussons pas à rompre quoi que ce soit : nous vous disons quand votre contrat se termine réellement, et nous sommes prêts à cette date.
Consultez le Whois du registre : le service Whois de l’Afnic pour un .fr, l’outil lookup.icann.org pour un .com. Le titulaire indiqué est le propriétaire juridique du domaine. Si c’est votre entreprise, le domaine est à vous, même si l’agence le gère et paie le renouvellement.
C’est une clé, aussi appelée code de transfert, AuthCode ou AuthInfo, qui prouve que le titulaire autorise le transfert du domaine vers un autre bureau d’enregistrement. Elle se demande par écrit au prestataire qui gère le domaine, puis se saisit chez le nouveau registrar.
Si le domaine est enregistré à votre nom, vous en êtes le titulaire et c’est à vous de décider de son transfert : un refus doit être motivé par écrit. Si le domaine est au nom de l’agence, tout dépend du contrat. En cas de blocage, une mise en demeure écrite puis l’avis d’un avocat sont les étapes à suivre.
Pas si vous gardez le même nom de domaine et si chaque ancienne adresse est redirigée en 301 vers sa nouvelle équivalente le jour de la bascule. La perte vient presque toujours d’un domaine abandonné ou de redirections oubliées, rarement du changement de prestataire lui-même.
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Une licence d’exploitation n’est pas une vente. Savoir ce qu’elle vous laisse en fin de contrat, c’est savoir quoi sauvegarder dès maintenant.